SUD éducation Gard-Lozère
L’école n’est pas une entreprise, l’éducation n’est pas une marchandise !

Syndicat inter-catégoriel de l’Éducation Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche - Académie de Montpellier

CONFINEMENT ET VIOLENCES : AGISSONS, IL Y A URGENCE !
FAQ-Solidaires 30
Article mis en ligne le 31 mars 2020
logo imprimer

Chaque année en France, environ 220 000 femmes adultes sont victimes de violences physiques et/ou sexuelles au sein du couple. Dans 3 cas sur 4, il s’agit de violences répétées. Et ces chiffres ne tiennent pas compte des autres formes de violences : verbale et/ou psychologique – qui concernent aussi 80% des victimes – ou encore économique, administrative.

Depuis la mise en place du confinement, les associations d’aide aux victimes et les organisations féministes alertent : en ces temps de distanciation sociale, ces femmes se retrouvent enfermées chez elles, seules avec leur agresseur qui a toute latitude pour les contrôler, les insulter, les frapper, les violer quotidiennement. Le foyer n’est pas un lieu de réconfort pour elles, bien au contraire ! Avec le confinement, parmi ces femmes, nombreuses sont celles qui n’ont plus de possibilités ni de sorties hors du domicile ni de liens sociaux (famille, ami·e·s, travail). En Europe, de nombreux centres d’urgence ont fait état d’une baisse des appels à l’aide. Ce n’est pas bon signe !

Par ailleurs, les structures d’écoute ou d’accueil des victimes ont été réduites ou fermées en raison du confinement. Les places disponibles en hébergement d’urgence sont très insuffisantes. Or, les violences continuent au sein des foyers, et même s’accentuent ! En Chine, premier pays touché par le coronavirus, elles ont été multipliées par trois ces dernières semaines. En France, le ministre de l’Intérieur a reconnu le 28 mars qu’elles avaient augmenté de plus de 30% durant ces quinze derniers jours. Différents services municipaux, étatiques et judiciaires, annoncent enfin quelques mesures pour tenter de lutter contre les violences conjugales.

LA SÉCURITÉ DES FEMMES N’EST PAS UN CONFORT, ELLE EST VITALE !

Les annonces de la Secrétaire d’Etat aux droits des femmes sont insuffisantes. Solidaires 30 dénonce le manque de moyens et de volonté politique pour répondre à cette question de santé et de sécurité pour des centaines de milliers de femmes. Solidaires 30 exige la mise en place d’un plan d’urgence pour lutter contre les violences conjugales pendant et après le confinement :
- Soutien financier renforcé aux associations d’aide aux femmes victimes de violences.
- Extension des heures d’ouverture (24/24 et 7j/7) des numéros nationaux d’écoute et d’accompagnement pour les femmes victimes de violences ;
- Ouverture de places d’hébergement d’urgence pour les femmes victimes de violences et leurs enfants ;
- Accélération des procédures judiciaires d’éloignement et ouverture de places d’hébergement pour les hommes violents et les auteurs de violences conjugales libérés de prison.

FAQ : VIOLENCES ET CONFINEMENT

Je veux m’informer sur les violences faites aux femmes.
Rendez-vous sur le site Internet stop-violences-femmes.gouv.fr.

Je suis victime de violences, à qui puis-je en parler ?
Vous pouvez appeler le numéro national de Violences Femmes Info : le 3919. Si vous êtes victime de violences sexuelles, vous pouvez appeler Viols Femmes Informations au 0800059595. Ce sont des numéros d’écoute et d’accompagnement des victimes.

Je suis témoin ou victime de violences, comment les signaler ?
Vous pouvez contacter les forces de l’ordre (police ou gendarmerie) : par téléphone au 17 ou par SMS au 114. S’il s’agit de violences intrafamiliales sur des enfants, appelez le 119. Vous pouvez aussi signaler des faits de violences dont vous avez été victime ou témoin (même auditif) sur les sites Internet arretonslesviolences.gouv.fr ou signalement-violences- sexuelles-sexistes.gouv.fr.

Je suis victime de violences, comment obtenir de l’aide en urgence ?
Appelez les services de police ou gendarmerie au 17 ou envoyez un SMS au 114. Si vous pouvez sortir de chez vous, rendez-vous dans une pharmacie et demandez un « masque 19 ». Il s’agit d’un code qui alertera les pharmacien·ne·s et iels appelleront les forces de l’ordre. Pour être hébergée en urgence, appelez le 115.

Associations locales
CIDFF (Nîmes) – Du lundi au vendredi (8h-20h) : 06 81 22 13 19 accueil@cdiff30.fr
Via Femina Fama (Nîmes) – 7j/7 et 24h/24 : 09 51 10 87 28 viafeminafama@gmail.com Croix Rouge (Nîmes) – malik.berkani@croix-rouge.fr

CONFINEMENT ET VIOLENCES : AGISSONS, IL Y A URGENCE !



pucePlan du site puceContact puce

RSS Valid XHTML 1.0 Strict

2017-2020 © SUD éducation Gard-Lozère - Tous droits réservés
Site réalisé sous SPIP
avec le squelette ESCAL-V3
Version : 3.87.39