SUD éducation Gard-Lozère
L’école n’est pas une entreprise, l’éducation n’est pas une marchandise !

Syndicat inter-catégoriel de l’Éducation Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche - Académie de Montpellier

NON AUX POSTES À EXIGENCES PARTICULIÈRES POUR LES CLASSES DÉDOUBLÉES !

NON AUX POSTES À EXIGENCES PARTICULIÈRES POUR LES CLASSES
DÉDOUBLÉES !

Article mis en ligne le 25 janvier 2018
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Le 12 janvier le DASEN du Gard a emis une circulaire etablissant un recrutement sur postes à
exigences particulières pour les classes dédoublées de CP en REP et de CP/CE1 en REP+. Cette décision a été prise au mépris de tout dialogue social, la majorité des organisations syndicales ayant exprime leur opposition à ce principe. Cette décision locale(prise dans le Gard et l’Hérault uniquement) est inacceptable à plusieurs titres :

1) Elle est contraire aux regles definies par les textes nationaux qui encadrent la mobilite des
enseignant-e-s :
- les classes dédoublées ne font pas partie des postes pouvant être classes comme postes à
exigences particulière
dans la note de service n°2017-168, publiée au B.O spécial n°2 du 9
novembre 2017
- la répartition des classes entre les adjoints d’une école est une prérogative du directeur et du conseil de maîtres (article 2 du décret n°89-122). Recruter les enseignants des classes dédoublées sur PEP empêche donc les conseils de maîtres d’exercer ce droit fondamental : permettre la répartition des classes au sein d’une équipe, selon des principes définis par les collègues eux-mêmes. Ici, le recrutement sur poste à exigence particulière fige la répartition des classes, rendant impossible une rotation.
2) Elle remet en question le principe même du mouvement : les postes d’enseignant-e-s dans les classes dédoublées sont des postes d’adjoints classiques (avec effectif réduit), tout-e enseignant-e doit pouvoir y postuler sans passer par une sélection préalable, y compris les collègues T1 et T2 (titulaires 1ère et 2e année). En faire des postes à exigence particulière remet en question le droit des enseignant-e-s à la mobilité.
3) Les locaux des écoles ne permettant pas toujours d’installer les classes dédoublées dans des salles distinctes, les enseignant-e-s des classes dédoublée conduisent parfois la classe à deux, dans une même salle. Or le travail conjoint de deux collègues ne peut se faire que sur le principe du volontariat. Comment choisir de travailler à deux si on ne se connait pas, si on
n’a pas le désir de travailler ensemble ? C’est pourtant ce qui va se produire si les classes ne sont pas reparties par le conseil des maîtres, mais attribuées à des collègues sur décision de la hièrarchie.
Sud Éducation Gard Lozère a adressé des demandes d’audiences au IEN des circonscriptions de Nîmes concernées : deux d’entre eux ont daigné répondre, nous renvoyant sur le DASEN (que nous avons demandé à rencontrer, sans réponse à ce jour).

Sud éducation Gard Lozère appelle l’ensemble des professeurs des écoles du département à se mobiliser contre cette circulaire qui bafoue leurs droits de décider de la répartition des classes au sein des écoles. Exigeons les moyens de travailler correctement dans le respect des droits des personnel-le-s ! Sud éducation Gard Lozère organise un stage de formation syndicale à destination de tou-te-s les personnel-le-s le 15 mars 2018 à Nîmes sur le thème : « CP/CE1 : quel avenir ? »




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